Maléfices, le jeu de rôle qui sent le soufre Lieu étrange où la réalité a rendez-vous avec l’imaginaire... Maléfices est plus qu’un jeu : c’est un état d’esprit... Entrez sans crainte et de votre plein gré dans l’univers des joueurs de Maléfices... Un lieu étrange réservé aux seuls meneurs de jeu... Pour vous repérer plus facilement
Recherche sur le site :
1er Concile de Sonloup
Compte-rendu du rendez-vous maléfique de l’année
Le lundi 29 septembre 2008, par La Rédaction

Nous avons largement évoqué ces dernières semaines la tenue en terres helvètes du Concile de Sonloup, rassemblement dédié exclusivement à Maléfices.

Bien plus qu’une simple convention de jeu de rôle comme il en existe tant, les organisateurs de ce concile d’un genre particulier, Sanne Stijve, Christophe Genoud et Christian Pittet, ont su, par l’originalité de leur démarche, faire ressortir l’ambiance si particulière du jeu qui sent le soufre.

De notre envoyé spécial en Suisse...


Vendredi 4 juillet 1908

3 heures de l’après-midi :

Sous un soleil de plomb, notre automobile franchit le poste frontière de Dionne-les-Bains. Le douanier nous arrête pour s’enquérir de notre destination :

« Le Concile de Sonloup ? Vous êtes l’envoyé spécial des Chroniques du Club Pythagore ou bien... ? Bienvenue en Suisse ! »

Il nous indique notre route et nous repartons, rassurés.

5 heures de l’après-midi :

Morges. Petit bourg charmant sur les rives du lac Léman. Notre voiture et son chauffeur montrant des signes de faiblesse, nous décidons de faire une halte pour nous rafraîchir. Nous en profitons pour télégraphier à notre ami Fabien Hamm : cet aventurier, habitué à des périples autrement plus difficiles, nous précède d’au moins 30 kilomètres ! Nous décidons immédiatement de reprendre notre route, histoire de ne pas rater la cérémonie d’ouverture...

7 heures du soir :

Nous arrivons enfin à proximité de Montreux. Nous suivons la route qui nous a été indiquée. Elle nous conduit sur les hauteurs, à travers de larges parcelles d’un vignoble dont le nectar est réputé dans toute la Suisse.

La route devient un chemin s’enfonçant dans l’apaisante tranquillité d’un bois protégeant le Crêt-Bérard de la furie de la civilisation moderne. Nous arrivons enfin.

Sur cette colline où les bergers, autrefois, s’arrêtaient pour reposer leurs troupeaux de moutons et contempler paisiblement le paysage, se dresse depuis le début des années 50 cette imposante bâtisse dédiée au recueillement et à la méditation. C’est là ! L’endroit est tel que nous l’espérions...

Ce n’est toutefois pas dans le bâtiment principal que le concile doit se tenir : Maléfices nécessite plus d’intimité. Nous suivons à pied un sentier qui offre une vue magnifique sur une campagne verdoyante. En fond de ce tableau bucolique, les Alpes découpent l’horizon en d’impressionnantes dents de scie.

Nos pas nous conduisent enfin à proximité d’un chalet typiquement savoyard. Profitant de l’air frais de ce début de soirée estivale, les premiers participants du concile mènent déjà de passionnantes discussions.

Le ton est donné : les maîtres mots de cette réunion seront la convivialité et l’amitié...

7 heures et demie du soir :

Nous rejoignons le bâtiment principal pour prendre notre repas en commun : excellente idée d’ouvrir ainsi notre concile qui nous a, lui, déjà ouvert l’appétit !

8 heures et demie du soir :

Les choses sérieuses commencent ! Les meneurs de jeu préparent leur table. Les joueurs les rejoignent. Les organisateurs marquent un point capital : chaque meneur dispose d’une pièce pour diriger sa partie. Une délicieuse ambiance soufrée promet d’être au rendez-vous...

Autre point fort : comme chacun savait que la plupart des participants seraient de fins connaisseurs, chaque meneur de jeu a prévu un scénario totalement inédit. Certains mériteront-ils les honneurs d’une publication sur support papier ? L’avenir nous le dira...

Samedi 5 juillet 1908

9 heures du matin :

Après quelques heures de sommeil seulement, les premiers participants du concile sortent de leur léthargie. Au fur et à mesure, chacun s’installe à table pour un copieux petit déjeuner.

Horreur ! On constate qu’une épidémie de varicelle s’est déclarée ! La principale intéressée n’en semble pas pour autant traumatisée...

Puis, en attendant que tout le monde soit réveillé, chacun s’occupe, en menant de passionnantes discussions ou en se plongeant dans de saines lectures.

11 heures du matin :

On se retrouve sur l’embarcadère de Montreux. Au programme : croisière sur le lac Léman à bord du Vevey, magnifique vapeur à aubes construit en 1907.

Les organisateurs, qui ne laissent rien au hasard, nous font les honneurs de la 1ère classe, sur le pont supérieur. Au menu : déjeuner frugal consistant en une sélection variée de fromages et de vins du pays. Simple, mais efficace !

Après un bref passage dans les eaux territoriales françaises, le Vevey nous ramène à Montreux et repart pour un nouveau périple.

3 heures de l’après-midi :

De retour au Crêt-Bernard, chacun profite du temps magnifique. Trois Français biens connus s’isolent quelques instants : quels complots préparent-ils ?

Pendant ce temps, un meneur de jeu réunit ses joueurs et finit clandestinement une partie inachevée.

7 heures du soir :

C’est l’heure du barbecue... Agréable surprise, nous sommes rejoint par Vincent Mottier, grand amateur de Maléfices et organisateur d’Orc’Idée, la plus importante convention de jeux de rôle organisée chaque année en Suisse depuis plus de dix ans.

8 heures et demie du soir :

Les meneurs de jeu regagnent leur table : une nouvelle nuit de Maléfices commence !

Dimanche 6 juillet 1908

8 heures du matin :

La dernière partie de Maléfices vient de s’achever... Tout le monde est exténué. Il est probable que le petit déjeuner se transforme en déjeuner !

Midi :

Tout le monde est enfin levé ! Les discussions reprennent autour de la table. Certains, ne devant malheureusement plus tarder, préparent déjà leurs bagages et nous font leurs adieux...

2 heures de l’après-midi :

Fabien Hamm propose de tester une de ses créations : un jeu de plateau intitulé Pékin-Paris et inspiré de son aventure éponyme. Il s’agit en fait de simuler la course qui se tint entre les deux capitales en 1907. Chaque joueur dispose de cartes lui permettant de progresser ou de gêner les adversaires. Histoire de mettre un peu de sel, il est possible de s’allier... et de trahir une alliance au moment opportun !

6 heures du soir :

Même les meilleurs moments ont une fin ! Chacun plie ses bagages. On aide à la remise en état des lieux avant de restituer les clefs au propriétaire et de remercier chaleureusement les organisateurs...

Puis on se sépare, le cœur serré, se promettant de se retrouver très bientôt.

« Ce n’est qu’un au revoir, mes frères... »

De l’avis de tous ceux qui avaient fait le déplacement, le Concile de Sonloup fut une parfaite réussite. Il serait dommage de s’arrêter en si bon chemin. Se revoir, certes... mais quand ?

Une idée a germé au cours de ce long week-end : et si, chaque année, on tenait de nouveau cette assemblée ? Certes, beaucoup de grands fans n’ont pas pu venir en raison de la distance à parcourir, et ce problème se reproduira l’année prochaine... Que cela ne tienne : faisons de cet événement une manifestation itinérante !

À bien y réfléchir, les ingrédients qui ont fait la réussite de ce week-end sont simples et redoutablement efficaces :

1. L’idée a d’abord été de privilégier la qualité plutôt que la quantité ; l’objectif n’était pas de réunir une centaine de participants, mais une poignée de joueurs très motivés.

2. Subséquemment, la convivialité allait de paire avec cet effectif réduit. Les repas pris en commun ont en particulier grandement contribué à l’ambiance.

3. Les lieux convenaient à merveille : retirés, calmes, permettant de jouer dans des pièces séparées, de manger ensemble et de dormir sur place.

4. Enfin, cerise sur le gâteau, la dimension touristique, en rapport avec Maléfices...

Ce concile témoigne de la force de la communauté maléficieuse. Si le projet a été soutenu par les Éditions du Club Pythagore, l’initiative et l’organisation sont dues à la passion de trois fans qui ont fait un sacrément bon boulot.

Or, il y a fort à parier qu’il doit exister dans plusieurs régions de France d’autres fans tout aussi téméraires et prêts à relever le défi, ne serait-ce qu’une fois. Si tel devait être le cas, qu’ils n’hésitent pas à nous contacter !

En accord avec Sanne, Christophe et Christian, nous avons décidé de créer une sorte de label « Concile de Sonloup » pour désigner les manifestations entièrement dédiées à Maléfices et reprenant les ingrédients de nos amis suisses.

Les Éditions du Club Pythagore soutiendront de telles manifestations : en invitant tous les membres du club Pythagore à participer, en faisant la promotion de la manifestation, en autorisant l’utilisation du logotype « Maléfices », en prenant en charge le risque grâce à sa police d’assurance, en bouclant le budget financier quand cela sera nécessaire, et en assurant la présence systématique d’au moins un auteur de l’équipe de rédaction.

Alors, que les volontaires n’hésitent pas à se manifester : nous serons là, y compris nos amis suisses, pour les aider.

photos : Daniel Dugourd, Sanne Stijve et Samuel Chenal, sous licence CC

Accueil du site > 1. La mare au diable > 1er Concile de Sonloup